Si tu m’aimes, prends garde à toi

C'était un lieu de solidarité féminine forte, d'où cette image restée dans le folklore de femmes certes éprouvées par la tâche, mais « joyeuses » et bruyantes.

Le genou dans la paille, le battoir levé haut,
Elles frappent la toile au rythme du ruisseau.

Flap ! Flap ! fait le linge sous le ciel azuré,
Chassant la poussière et les jours enterrés.

Ça jase, ça rit, ça se raconte la vie,
Le savon de Marseille en mousse se déploie,

Et le clapotis de l'eau claire s'enhardit
Pour accompagner ces refrains pleins de joie.

« Gaîment glougloute la rivière, Et, dans l’eau pleine de frissons, Le soleil rit aux lavandières. » — Maurice Deblay, Les Lavandières (1829)

Huile sur toile

100 x 50 cm

collection particulière